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5月19日

Histoire des 47 rônin: préambule

Les aventures des 47 Rônins, de son nom japonais «Chushingura» (le trésor des loyaux serviteurs) ne sont pas une légende, mais un fait «divers» qui défraya la chronique au début du XVIIIe siècle, et que l'imagination populaire s'est plu à embellir.Vengeance sanglante inspirée du Bushido, le code de l’honneur samouraï, le récit des 47 rônin n’appartient pas aux épisodes qui influent concrètement et immédiatement sur l’histoire politique du Japon. Cependant, inspirant depuis trois siècles littérature, théâtre puis cinéma, cet événement fut érigé au rang de légende nationale. Un peu à l’image de Jeanne d’Arc en France, les 47 rônin sont encore respectés et fêtés dans leur pays. Vengeant leur maître au mépris de leur vie, ils cristallisent l’idéal d’honneur Samouraï, le Bushido. Par leur statut, les rônin symbolisent la fin d’une époque et une transition parfois douloureuse vers la modernité. Vestiges d’un modèle féodal et guerrier sur le déclin, ces guerriers déchus ont transcendé leur condition jugée vile par un acte d’honneur absolu.

Chushingura: Histoire

La plus poignante de toutes les histoires qui nous sont parvenues est sans doute celle qui vit tomber dans le gouffre de la mort 47 fidèles serviteurs : 14 décembre 1702. Quarante-sept ombres se faufilent à travers les rues sombres d'Edo . La neige qui tombe lentement ne semble pas les déranger. Ils ont l'air calme, presque zen, mais dans leur coeur brûle la flamme de la vengeance. Le rassemblement se fait, ils sont prêt à faire ce qu'ils ont prévu depuis 2 ans.Le cri d'assaut déchire le silence...l'attaque vient de commencer. Les quarante-sept rônins venaient d'entrer dans l'histoire. Cette histoire commence au tout début du XVIIIe siècle. Depuis 1603, le Japon est sous la domination politique et militaire des Tokugawa au titre de shôgun. L'empereur Higashiyama, Fils du Ciel, n'a plus qu'un pouvoir religieux symbolique. Le shôgun de l'époque est Tokugawa Tsunayoshi . L'empereur vient d'envoyer à Edo, auprès de lui, trois ambassadeurs afin qu'ils parlent en son nom. Afin de les recevoir comme ils le méritent, étant donné leur rang, on confia les préparatifs à deux grands seigneurs de l'époque. L'un d'eux était Asano Naganori, un très riche seigneur, à qui fut confié la direction de la cérémonie. Il déclina l'offre en arguant son ignorance en matière d'étiquette de la cour. Après plusieurs pressions de la part des autres seigneurs, il accepta à la condition d'être aidé du maître de cérémonie officiel Kira Yoshihisa. La coutume voulait que l'on offre un cadeau à un fonctionnaire lorsqu'on lui demandait un service. On conseilla donc à Asano de ne pas être avare envers le vieux courtisan. Mais Asano avait été élevé dans le principe droit du confucianisme et refusait de donner à un fonctionnaire de l'État plus de cadeaux que son rang n'en méritait. C'était, selon lui, le devoir de Kira de lui donner les informations nécessaires. Malheureusement, Asano ne connaissait pas les usages d'Edo, ni la mentalité corrompue des grands de l'époque. Il ne donna qu'un présent symbolique à kira. Celui-ci le prit très mal et se rendit indisponible pour Asano. Lorsque les ambassadeurs arrivèrent à Edo, Asano réussit à se débrouiller pour ne pas perdre la face. Mais vint le moment où il faudrait qu'il fasse acte de présence devant les ambassadeurs. Il trouva Kira et lui demanda ce qu'il devait faire. Celui-ci lui répondit: - Vous auriez dû vous occuper de cela avant. Maintenant, je n'ai plus le temps. Il murmura en plus, ce qui fut la goutte qui déborda du vase: - Une bonne médecine est toujours amère. Asano n'en revenait pas! Kira venait de l'insulter en public! Fou de rage, il dégaina son sabre et donna, semble-t-il, un coup si subtile que Kira ne le sentit même pas et le hakama de ce dernier tomba sur le sol. Kira cria pour qu'on vienne à son aide. Un autre coup de sabre lui fendit la bouche ouverte  et des flots de sang vinrent étouffer son appel. On maîtrisa Asano et informa le shôgun de la situation. Tirer la lame dans le palais du shôgun était déjà un acte grave. Répendre le sang l'était encore plus. Asano fut "invité" par le shôgun à se faire seppuku au coucher du soleil. Ses terres furent confisquées et ses vassaux dispersés...ou presque. Des 200 vassaux d'Asano, 47 décidèrent de rester fidèles à leur maître et de le venger de l'affront que lui avait fait Kira, ce qui est leur devoir le plus sacré. Pour cela ils résolurent de se faire oublier pendant 2 années. Années pendant lesquelles ils furent la honte des guerriers, certains se convertirent au lucre d'autres devenant alcooliques, certains mêmes faisant la manche se faisaient rouer de coups par les plus déçus et colériques des samouraïs. En fait, ils préparaient leur vengeance sous le couvert de la honte. À leur tête, le doyen des samouraïs d'Asano, Oishi Kuranosuke organisa et orchestra une vengeance soigneusement préparée tout en se cachant sous un masque de fêtard sans honneur. En grand secret, ils se firent fabriquer des armes et des armures spécialement pour l'occasion. Alors que presque tout le monde les avait oublié, ils surgirent devant la maison de Kira à Edo et passèrent à l'attaque en vrais samouraïs: le sabre à la main et la rage au coeur. Les voisins de Kira furent réveillé par l'attaque, mais personne ne s'en mêla: ils savaient ce qui se passait et c'était une affaire d'honneur. Les serviteurs de Kira furent presque tous massacrés: samourais de garde comme domestiques. Les rônins cherchèrent Kira partout dans sa maison avant de le trouver cacher sous une pile de vêtements sales. Ils sommèrent Kira de se faire seppuku comme un homme d'honneur. Devant le refus de ce dernier, Oishi le décapita. Les 46 rônins restant (l'un d'eux était mort durant la bataille) allèrent déposer la tête de Kira sur la tombe d'Asano pour lui rendre hommage Leur maître était vengé. Ensuite, ils se constituèrent prisonniers et se rendirent aux autorités d'Edo. Leur acte fut admiré de tous et le peuple d'Edo les considéra comme des héros. Même le shôgun admira leur courage. Le conseil shôgunal se demanda ce qu'il allait faire d'eux. On ne pouvait les condamner à mort comme des chiens, car ils avaient fait ce qu'on leur avait enseigné depuis l'enfance. On ne pouvait les laisser libre, car cela pourrait entraîner d'autres cas de vengeance. La décision tomba le 1er février 1703. Ils avaient vécu en samouraïs, ils allaient mourrir comme tel dans la dignité et l'honneur. Ils ont reçu l'ordre de se faire seppuku, geste qu'ils étaient tous prêt à faire depuis le début  . Leur suicide fut exemplaire. Seul le plus jeune Terasaka Kichiemon fut épargné (16 ans) et reçu l'ordre d'honnorer et de s'occuper toute sa vie de la tombe de ses frères d'arme. Encore de nos jours, l'histoire des quanrante-sept rônins frappe l'imagination du peuple nippon. Bien que leur acte dénote un profond romantisme, il n'en reste pas moins qu'ils sont les représentants d'un trait culturel et d'un code d'honneur unique. On peut encore admier leur tombe au temple Sengaku-ji à Tokyo. Leur acte a été fait dans la plus pure tradition du bushido: le dévoument le plus total envers son seigneur et maître. L'adage dit: "Tu ne vivras pas sous le même ciel que, ni ne foulera le même sol que l'ennemi de ton père ou de ton seigneur" (Confucius) Cet adâge dans le cas des 47 rônins, fut respecté à la lettre...

Bushidô: Préambule

Les samouraïs s'identifiaient à la beauté fragile et éphémère des fleurs du cerisier. La fleur de cerisier ne reste pas accrochée à l'arbre jusqu'à ce qu'elle se fane. Elle tombe dans tout l'éclat de sa beauté, de la même manière qu'un samouraïs imagine qu'il mourra au combat, à la fleur de l'âge.

Le préfixe "bu" signifie, en japonais, l'ensemble des techniques martiales. Shi signifie guerrier, et le suffixe do désigne la voie, celle qui mène à la maîtrise de soi par le travail conjoint du corps et de l'esprit. Le Bushido est le code d'honneur de la caste militaire japonaise qui a donné naissance aux écoles de karaté et autres arts martiaux orientaux, tous régis par des codes d'honneur et la maîtrise du corps esprit par un entraînement régulier.

L'esprit du Budo est directement issu des samouraïs au Japon, et constitue une véritable éthique inspirée de la philosophie religieuse du shintoïsme, du confucianisme chinois et du bouddhisme Zen. L'esprit du Budo, outre les qualités intrinsèquement guerrières qu'il exigeait, requérait de ses adeptes qu'ils fassent preuve d'une recherche constante de la perfection. Au Japon, aucune figure n'est plus symbolique que celles des samouraï, ces guerriers héroïques qui vivaient par le code du bushido, la voie du samouraï, fondée sur la loyauté, la justice et l'honneur. Cette tradition guerrière au japon est aussi vieille que le pays lui-même, mais le véritable samouraï émergea durant la période Heian du milieu du 12ème siècle. Durant cette période, les arts martiaux japonais classiques évoluèrent, et avec eux, le code du bushido.

L'introduction du bouddhisme zen durant la période Kamakura (1192-1333) influencera le code du samouraï . Le bushido demande avant toute chose une certain sang-froid devant la mort, parce que faire face volontairement à la mort, c'est apprendre à conquérir ses peurs. Selon les principes zen, la peur ne peut réellement être conquise que si la notion de "moi" et tout ce qui s'y rattache est abolie. 

Bushidô: Préambule

La première utilisation du terme Bushido s'est apparemment produite pendant la période de guerre civile du 16ème siècle ; son contenu précis a changé historiquement en même temps qu'évoluaient les normes des samouraïs . Zen et bushido s'implantèrent très profondément parmi les samouraïs, et pénétrèrent la culture et les valeurs japonaises. Dans cette perspective et dans la poursuite d'un but, l'entraînement mental devint plus important que le physique. Son idéal était l'esprit martial, y compris des qualifications sportives et militaires aussi bien que l' affrontement sans peur de l'ennemi dans la bataille. L' austérité, la bonté et l'honnêteté ont été également fortement considérés. Comme le Confucianisme, le Bushido exigeait le dévouement filial ; mais, provenant du système féodal, il a également soutenu que l'honneur suprême était de servir son seigneur jusqu'à la mort. Si ces engagements étaient en conflits, le samurai était lié par fidélité à son seigneur en dépit de la douleur qu'il pourrait causer à ses parents.

La standardisation finale de la pensée du Bushido s'est produite pendant la période de Tokugawa au 17ème siècle, quand Yamaga Soko (1622-1685) a comparé le samouraï avec "l'homme supérieur" confucéen, et a enseigné que sa fonction essentielle était d'être des exemples vivants pour les classes inférieures. Sans négliger la vertu confucéenne de base, la bienveillance, Soko a mis l'emphase sur la deuxième vertu, la droiture, qu'il a interprété en tant que l'engagement, le devoir. Ce code  d'honneur strict, affectant des sujets de  vie et de mort, a exigé un choix conscient et ainsi a stimulé l'initiative individuelle tout en pourtant réaffirmant les engagements de la fidélité et de la dévouement filial. L'obéissance à l'autorité a été souligné, mais le devoir est venu d'abord même si il nécessitait la violation de la loi décrétée. Dans un tel exemple, le vrai samouraï prouverait sa sincérité et expierait son crime contre le gouvernement en s'enlevant plus tard sa propre vie.

Préambule des neuf vertus

Le code du samouraï

Le code du samouraï est un condensé du Bushido, la voie du guerrier, code d'honneur et de morale traditionnelle qui régit l'ensemble des arts martiaux. C'est le respect formel du code moral que l'on s'est choisi. Il faut savoir que chaque samouraï est un ambassadeur du bushido, code d'honneur et de morale traditionnelle qui régit l'ensemble du Budo.

Honneur et fidélité sont les deux vertus les plus marquantes de cette morale, mais aussi loyauté, droiture, courage, bonté et bienveillance, sincérité, respect et politesse, modestie et humilité, et, en toutes circonstances, contrôle de soi. Le devoir de chacun, est de s’imprégner de ces principes afin d’être un exemple vivant. Il devra être un ambassadeur de la discipline et de l'esprit auquel il se réfère. Neuf vertus fondamentales régissent ce code moral :

Bushidô: Shinsetsu

LA BONTÉ et LA BIENVEILLANCE : SHINSETSU

Vertu de base selon le confucianisme Chinois, la bonté et la bienveillance dénotent une grande humanité. Elles nous incitent à l'entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie. Conçue comme un trait féminin, la bienveillance vient équilibrer la rectitude et la justice dure, deux traits perçus comme masculins. La bienveillance inclue l'amour, l'affection pour les autres, la sympathie et la noblesse des sentiments.  La bienveillance peut exister sans échange mais elle reste un sentiment constructif, fait de compréhension et d'amitié, une des formes de la bonté. La bienveillance est aussi l'indulgence pour les lacunes et défaillances d'autrui, et un encouragement pour les aptitudes naissantes.

Bushidô: Tadashi

LA DROITURE : TADASHI

La  rectitude, est le précepte le plus incontestable de tout le code du Bushi. C'est suivre la ligne du devoir, sans jamais s'en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité en sont les piliers. Elles nous permettent de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable. Un Bushi célèbre la définit ainsi : " La rectitude est le pouvoir de prendre, sans faiblir, une décision dictée par la raison. Mourir quand il est bien de mourir, frapper quand il est bien de frapper ".Quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d'un Budoka car cela permet d'éviter de nombreuses querelles et conflits. Rien n'est plus repoussant à un Bushi que de traiter en secret et d'agir par traîtrise. La droiture engendre le respect à l'égard des autres et de la part des autres. La politesse est l'expression de ce respect dû à autrui. Mais cette rectitude pourrait dégénérer si elle n'était soutenue, par l'audace et l'endurance du courage.

Bushidô: Yuukan

LE COURAGE :  YUUKAN

La force d'âme qui fait braver le danger et la souffrance s'appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d'affronter toutes les épreuves. Confucius définit ainsi le courage : " Sachant ce qui est juste, ne pas le faire démontre l'absence de courage. Donc, le courage est de faire ce qui est juste ".Le courage est une vertu si seulement il y a droiture. Courir toutes sortes d'aventures désordonnées, s'exposer sans raisons justes, n'est pas de la bravoure. Un prince samouraï disait : " C'est le propre du vrai courage de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ". Un homme vraiment brave garde toujours sa sérénité et sa lucidité. Dans les catastrophes, les dangers, les souffrances, la mort, il garde la maîtrise de soi. Maîtrise et impassibilité ne sont ni contrainte ni raideur, mais détente et paix, issues de l'absence de peur. C'est ainsi que les samouraïs improvisaient souvent des poèmes sur le champ de bataille, en l'honneur de leurs ennemis dont ils appréciaient la bravoure ou l'habileté. Un samouraï disait " L'homme de valeur et d'honneur estime, comme ennemis en temps de guerre, ceux qui sont dignes d'être des amis en temps de paix. Le succès d'un ennemi estimé est aussi celui du samouraï ".

Bushidô: Sonchoo

LE RESPECT : SONCHOO

Sans modestie, aucun respect n'est possible, sans respect aucune confiance ne peut naître. Sans confiance aucun enseignement ne peut être donné, ni reçu. Cette relation humaine élevée est encore vivante en Orient. Depuis le Moyen Age, elle a pratiquement disparu en Occident. C'est pourquoi la civilisation occidentale est devenue une civilisation de tête, mécanique, et qui se préoccupe avant tout du bien-être matériel, de la santé, et de la durée du corps.

Cette attitude de respect doit s'étendre au dojo, où l'enseignement est donné, et la voie recherchée. Elle doit englober aussi les partenaires dans la même recherche. S'il y a respect, il ne peut y avoir vulgarité. L'âge, qui implique l'expérience de la vie, les anciens dans l'étude, les grades élevés, les débutants, les faibles, doivent être l'objet du respect passif et actif du samouraï. A son tour, en cela, il doit être un modèle. Il faut surtout éviter la critique et le dénigrement des autres, car cette néfaste habitude a pour but inconscient de se louanger soi-même. " Un tel est ainsi ", cela sous-entend : " je ne suis pas comme lui ". " Un tel a fait, a dit telle chose ", cela sous-entend : " Moi je n'aurais pas dit, ou pas fait cela ". Rabaisser autrui est un moyen facile de se grandir, relativement à peu de frais. De telles pratiques sont indignes d'un samouraï. C'est de la prétention inconsciente. C'est seulement en travaillant sur ce qui nous manque qu'on peut s'améliorer.

Pour respecter les autres, il faut pouvoir résister à ses propres émotions d'irritation, de colère, de désir, de peur, etc.  La force d'âme, combinée au respect d'autrui et à la politesse, qui ne veut pas blesser ou gêner les autres, aboutit à une attitude stoïque. Dans le BUSHIDO cela est connu comme le contrôle de soi.

Bushidô: Seigyo

LE CONTRÔLE DE SOI : SEIGYO

Pour un samouraï, laisser paraître ses émotions sur le visage ou dans ses gestes est un manque de force. Le code d'honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans les disciplines du Bushido est basé sur l'acquisition de cette maîtrise.Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. C'est l'un des principaux objectifs de la pratique des Arts Martiaux car il conditionne toute notre efficacité.

Inazo Nitobe raconte qu'il connaît l'histoire d'un père qui passa des nuits entières derrière la porte à écouter la respiration de son enfant malade : il ne voulait pas être surpris dans cet état de faiblesse paternelle. Il cite aussi le cas d'une mère qui, à ses derniers moments, s'abstint d'envoyer chercher son fils pour qu'il ne fut pas dérangé dans ses études. Les histoires héroïques de ce genre abondent au Japon, et trouvent toujours une résonance profonde dans le coeur des Japonais.

Certains disciples du BUSHIDO pouvaient atteindre un haut degré de douceur pacifique. Tel Ogawa : " Quand les autres disent du mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, mais réfléchis que tu n'a pas été non plus toujours fidèle dans l'accomplissement de tes devoirs ".

Bushidô: Meiyo

L' HONNEUR : MEIYO

Au Japon, les enfants sont élevés avec un sentiment aigu de l'honneur, leurs parents manifestent eux-mêmes un attachement plus grand à l'honneur qu'à la vie. L'honneur, qualité essentielle, établit notre attitude et notre manière d'être vis à vis des autres. C’est une intense conscience de la valeur de la dignité personnelle  . Nul ne peut se prétendre Budoka (guerrier au sens noble du terme) s'il n'a pas une conduite honorable. Du sens de l'honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d'un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable.

Toute infraction à l'honneur d'un samouraï était ressentie et appelée "ren-shi-shin" (un sens de la honte). La désobéissance au code ou à un supérieur  produisait un sentiment de culpabilité et de honte. Le sens du déshonneur était ainsi le stimulant suprême pour corriger la conduite. Un samouraï, dans sa jeunesse, refusa de laisser entamer sa réputation par une compromission légère : " parce que, disait-il, le déshonneur est pareil à une cicatrice sur un arbre que le temps, au lieu d'effacer, agrandit tous les jours ".

Mais ce sens de l'honneur, s'il est mal compris, a donné lieu, chez les samouraïs, à des exagérations morbides. Ceux qui n'avaient sacrifié, par avance, que leur corps, mais cultivaient inconsciemment un égoïste amour d'eux-mêmes et un orgueil arrogant, croyaient, pour un oui ou un non, devoir laver dans le sang de pseudo atteintes à leur honneur. Heureusement, chez les samouraïs, s'offenser d'une provocation légère était ridiculisé comme un manque de contrôle de soi. Selon un  dicton populaire;Supporter ce qu'on croit ne pas pouvoir supporter voilà qui est réellement supporter .

Meng-Tseu disait : " Il est dans la nature de tout homme d'aimer l'honneur, mais ce qui est vraiment honorable réside en chacun et non ailleurs. L'honneur que les hommes confèrent n'est pas le véritable honneur ".L'approbation des hommes et la gloire du monde n'est pas l'honneur. Mais l'honneur est attaché à la manière d'être, à la fidélité, à la parole, à un ami, un Maître, un Idéal, ou à la vérité. C'est pourquoi le devoir de fidélité est un des piliers du BUSHIDO.