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4月14日

Petit historique de la musique traditionelle japonaise

La musique japonaise suit les grandes évolutions historiques de l'archipel. Avant le VIe siècle c'est une musique primitive, non codifiée et utilisant des instruments simples. Nous n'avons aujourd'hui aucune trace de cette période. Du VIe siècle à l'ère Heian (de 794 à 1185) la musique d'origine coréen mais aussi chinoise va venir influencer, modifier et enrichir la musique japonaise. De la fin de l'ère Heian à la fin de l'ère Edo (de 1603 à 1868) on assiste en même temps que le japon se repli sur lui même, à une recherche et à une construction d'une musique "purement japonaise". De l'ère Meiji (1868) à nos jours, on assiste, surtout à partir de 1920, à une influence très marquée de l'occident sur la musique japonaise.
A moins d’être un japanophile doublé d’un passionné de musique, on a du mal à distinguer les différentes tendances musicales. Ce qui est surtout le cas lorsque les exécutants, vêtus de leurs costumes traditionnels, jouent des instruments tels que le shamisen et le shakuhachi. Or, à l’heure actuelle, les experts classent la musique japonaise traditionnelle en cinquante, voire quatre-vingt genres. Pour vraiment apprécier il faut un petit temps d’adaptation… La musique japonaise traditionnelle se classifie suivant l’articulation du chanteur, le type d’instrument, et enfin, suivant le timbre à la fois de la voix et de l’instrument.

Shakuhachi: Histoire

Shakuhachi est une cannelure en bambou d'environ 20 cm. C'est au 6ème siècle qu'on retrouve des traces écrites de la flûte de bambou prouvant son utilisation. Au 7ème siècle, la flûte de bambou faisait partie des instruments utilisés pendant les représentations données à la cour, musique connue sous le nom de Gagaku.

Une version postérieure du shakuhachi a été apportée au huitième siècle et le shakuhachi d'aujourd'hui a été introduite au Japon au treizième siècle. L'une des caractéristiques particulières du shakuhachi est que le joueur peut en plus de jouer imiter le bruit des animaux ou des sons que l'on trouve dans la nature: par exemple, le bruit des insectes, le souffle du vent ou le cri d'un cerf. D’extérieur l’instrument ressemble a une flûte à bec.

L’instrument est muni de cinq trous,quatre devant et un derrière.Le bord avant de l’embouchure est taillé en diagonal à un angle incliné abruptement vers l’extérieur.

Le bord intérieur de cette encoche est renforcé avec un petit morceau de corne de karbau ou d’ivoire.

A partir du XVIème siecle des komusô (moines mendiants) utilisaient cet instrument comme instrument de prière.

Shamisen: Histoire

Le shamisen ( les 3 cordes parfumées) est un instrument de musique traditionnel à cordes utilisé en musique japonaise.

Le shamisen est un instrument d'origine Chinoise (le sanxian),qui fut introduit dans l'île d'Okinawa qui s’appelaient à l’époque les îles Ryukyu au milieu du XVIè siecle et utilisé dans la musique populaire. C'est au début de la période Edo (1603-1868) qu'il fit son apparition dans les autres îles de l'archipel japonais. Il est utilisé avec des voix dans les chants populaires et comme instrument soliste ou d'ensemble (comme dans les orchestres de kabuki).Il occupe une place prépondérante dans les différents modes de la musique japonaise et il devient l'instrument de prédilection des geisha.

Le shamisen est une sorte de luth (de 1,10m à 1,40m) à caisse de résonance carrée traditionnellement construite en bois de santal et recouverte de peau de chat ou de chien. Il possède trois cordes (d'où son nom, trois cordes du goût) de soie ou de nylon. À l'instar du banjo, on joue du shamisen à l'aide d'un plectre en ivoire ou en bois appelé bachi. D'ailleurs on donne parfois au shamisen le nom de banjo japonais.

La musique traditionnelle au shamisen intercale au milieu de la mélodie de longs silences qui donnent d'autant plus de force aux notes.

Le shamisen d'Okinawa est traditionnellement recouvert de peau de serpent et est nommé Jabisen.

Koto: Histoire de la cithare japonaise

IIl y a plus de 1000 ans, les échanges musicaux entre la Chine et le Japon on produit le Koto, une longue cithare à forme de dragon tapi, devenue partie intégrante du son japonais. Originaire de Chine, il fut introduit au Japon entre le VIIè et le VIIIè siecle, et était joué principalement à la cour impériale ; l'usage s'en est ensuite démocratisé.

Le koto produit un son lyrique, comparable à celui d'une harpe.

Le Koto, construit en bois de paulownia évidé, possède treize cordes tressées tendues sur des chevalets d'ivoire qui, lorsqu'elles sont pincées ou grattées, font vibrer tout l'instrument et produisent un son lyrique, semblable à celui de la harpe.

Le Koto basse, développé en réponse aux influences de la musique occidentale, produit une gamme plus étendue et de tonalité plus grave. Ses cordes plus épaisse et sa caisse plus volumineuse produisent des tons puissants aux couleurs profondes.

Biwa: Histoire du luth japonais

Le biwa est un luth à quatre ou cinq cordes, qui est apparu en Chine à l’époque de la dynastie des Han (206 av. J-C – 220 ap. J-C) . Ce sera durant l’époque de Nara (553-794) que le biwa vint au Japon de chine. Comme la plupart des luths, le biwa a une caisse de résonance en forme de poire sa forme rappelle celle du lac Biwa,le plus grand lac du Japon.

il peut avoir 4 ou 5 cordes ainsi que 4 frettes ou plus sur le manche. Les cordes sont pincées avec un large plectre en bois, qu’on appelle un bachi, qui remplit la paume de la main droite. Un son caractéristique du luth japonais est un bourdonnement appellé le sawari ou “crécelle”, un effet produit par un jeu entre les cordes et les frettes. Les cordes sont faites soit en soie ou en boyau. On retrouve le biwa en différentes grandeurs et avec des noms différents selon le type de musique dans lequel il est utilisé.

Souvent utilisé seul avec chant, le Biwa a trouvé sa place dans de nombreuses strates de la société japonaise, des prêtres mendiants aux nobles de la cour.

 

Taiko: Histoire du tambour japonais

Les premières traces de taiko datent d’il y a 2000 ans environ, sûrement apportés de Corée ou de Chine. À cette époque, ces tambours servaient semble-t-il à soutenir les demandes aux dieux, comme espérer la pluie pour les récoltes. Comme beaucoup d’autres arts japonais, c’est à l’époque Edo il y a 400 ans, que le taiko s’est sophistiqué. Il est devenu un instrument militaire pour motiver les troupes pendant les guerres, et un instrument de fêtes et de rituels.

Ce n’est que depuis 50ans, après la 2e guerre mondiale, que le taiko est devenu instrument de musique de divertissement. Le Japon désirait alors remettre en valeur son passe culturel. Concerts, stages, démonstrations ont commencés à se développer. Rapidement, des groupes professionnels vont se former sur les scènes nationales et internationales. Les fameux taiko Kodo, par exemple, ne datent que d’il y a 25 ans environ.

Les tambours sont montés d’une peau de vache et taillés du bois très lourd et dur. On y joue avec des bâtons épais et pesants et les impacts sont souvent spectaculaires. Aujourd'hui au Japon, on peut entendre des taiko durant les fêtes populaires, des spectacles professionnels et durant certains cultes.