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4月19日

Les armes du Kobudo d'Okinawa

Voici la présentation de quatre des armes les plus connues du kobudo d’Okinawa,il en existe bien d’autres mais je me suis limité aux quatre principales.

- Le Saï

- Le Tonfa

- Le Nunchaku

- Le Kama

Il faut savoir qu’il existe 28 armes dans le Kobudo d’Okinawa.

Les armes du Kobudo d'Okinawa: Histoire

Par sa situation géographique, Okinawa a de tous temps été soumise à l'influence des pays qui l'entourent (Japon, Chine,…). A l'époque où les samouraïs régnaient en maîtres sur le Japon, l'île d'Okinawa était encore un royaume. Afin d'éviter toute rébellion contre l'occupant, les habitants, contrôlés par les Japonais, durent se séparer de toutes leurs armes.

L'archipel des Ryu-Kyu, dont Okinawa est l'île principale, fut, dans les temps anciens, le théatre de guerres fratricides (quel pays n'a pas connu, dans son histoire, de luttes de clans, d'ethnies ou de religions ?). Ensuite l'archipel fut occupé à plusieurs reprises par les Chinois puis les Japonais. L'histoire du peuple d'Okinawa est celle de beaucoup de petits pays. C'est l'histoire de l'invasion, de l'occupation, de la terreur et de l'oppression.
Pendant de nombreux siècles, la vie des habitants a été émaillée de pillages, de massacres et d'injustices en tout genre. Les guerriers, eux, étaient « équipés » pour se battre. Mais la plus grande partie de la population vivait de la terre ou de la pêche. Les moyens qu'elle avait alors pour se défendre, en plus des pieds et des poings (armes naturelles, soit, mais inefficaces contre un sabre, une lance ou des flêches), furent les objets de leur vie quotidienne, outils agricoles ou domestiques.

Des techniques de défense, très rudimentaires jusqu'alors, commencèrent à prendre de l'ampleur et à être « enseignées » particulièrement suite aux invasions japonaises du 17ème siècle. Victimes de la domination étrangère et frappés de l'interdiction de posséder des armes pour éviter toute rébellion, les autochtones eurent la nécessité d'organiser leur résistance. A mains nues ou avec leurs « outils », des entraînements particulièrement rigoureux s'effectuaient alors en cachette, généralement la nuit et de manière très réaliste, avec, en toile de fond, l'idée permanente de vie ou de mort.

Malgré la rusticité des armes employées, des techniques de plus en plus sophistiquées et efficaces virent le jour. Des empreints aux arts guerriers chinois ont bénéficié au Kobudo (Kobu-Jutsu) ainsi qu'au Karaté (Karaté-Jutsu). Okinawa est un des rares endroits où l'ingéniosité et la créativité guerrière ont été mises à profit avec tant de ferveur et surtout aussi peu de moyens (en comparaison des véritables armes de l'époque).

Descriptif du Tonfa

Cette arme, plus connue sous le nom chinois de Tonfa, fut inventée en s'inspirant du Tunguwa, littéralement « ustensile avec lequel on prend une marmite ».Fabriqué généralement en chêne, bois dur et résistant, le Tonfa mesure environ 50 cm de long et est de section cylindrique, carrée ou trapézoïdale. Sa longueur doit permettre la protection de l'avant-bras tout entier, lorsqu'on le tient par la poignée. Cette dernière est cylindrique et sa longueur doit correspondre à la largeur de la paume.

Le Tonfa, tel qu'il est pratiqué à Okinawa, s'utilise par paire. Avec une arme dans chaque main, il est possible d'exécuter une technique de défense avec l'une et une attaque avec l'autre.L'étude du Tonfa demande une grande souplesse et une grande agilité des poignets. De plus, pour maintenir fermement le Tonfa le long de l'avant-bras, le pratiquant doit exercer une tension quasi permanente dans le poignet.

Descriptif du Nunchaku

C'est certainement l'arme Okinawaïenne la plus célèbre. Appelée également « Sosetsukon ». Il s'agit, dans sa forme originale, de deux bâtons très courts (1 à 2 pieds) reliés par une corde. Celle-ci, à l'origine en crin de cheval ou en paille de riz tressée, était, dans certains cas, remplacée par une chaîne pour pouvoir résister à une arme tranchante.
Comme pour le Sai et le Tonfa, la longueur des branches du Nunchaku doit permettre la protection de l'avant-bras tout entier.
La longueur de la corde ou de la chaîne pouvait varier de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètres selon l'utilisation (combat ou pour l'enrouler autour des pattes d'un cheval). Pour les Nunchaku modernes, la distance entre les 2 bâtons (corde tendue) correspond à la largeur de la main. Cette distance doit être respectée assez précisément, sous peine de difficultés dans le maniement si elle est trop courte ou, à l'inverse, si elle est trop longue, d'engendrer des mouvements dangereux pour le pratiquant.
Certains modèles de Nunchaku ont leurs bâtons légèrement évasés ou bien comportent un lest à chaque extémité libre ; ceci pour en augmenter l'inertie, au détriment de la vitesse.

Descriptif du Kama

Instrument agricole, le Kama est la faucille des paysans. Cet outil est utilisé tel quel, sans modification. Le manche en bois a une longueur de 30 cm environ. La lame, en acier, est légèrement courbe et perpendiculaire au manche.Le Kama est utilisé par paire. Les techniques consistent à bloquer puis piquer, transpercer ou couper. Il existe deux utilisations particulières des Kama : la faucille à chaîne (Manri Kigusari Kama) inventée dans l'île principale du Japon ; sa pratique avait pour but d'attaquer l'adversaire en brandissant un poids attaché à l'autre extrémité de la chaîne, et l'art d'Okinawa où le manche est relié au poignet à l'aide d'une longue ficelle ou une lanière, enroulée autour de celui-ci ; ce qui permettait d'atteindre l'adversaire à distance en effectuant de grands mouvements circulaires. Le Kama était récupéré ensuite en le faisant tourner rapidement autour du poignet.Le lien permet en outre une saisie du manche très solide.Son maniement est tres dangereux Elle peut être considérée comme la plus redoutable.